3- El travaillor autonomo
4- Une débarque, tu dis?
De musicien talentueux à assureur heureux
· Audrey Myrand-Langlois, Urgenceleadership.com
Yves Charbonneau, musicien de formation, se réjouit encore de la décision qu'il a prise à son 30e anniversaire. Désirant une vie stable pour sa jeune famille, ce père, aujourd'hui âgé de 54 ans, se voyait mal quitter sa femme et sa fille pour faire des tournées de plusieurs mois. C'est alors que Raymond Gauthier, un assureur de personnes, cogne à sa porte. Il lui vend une police d'assurance... et l'idée d'une nouvelle carrière !
" Au début, je croyais que les assureurs, c'était des gens qui allaient de porte en porte pour vendre de l'assurance. Ça ne m'intéressait pas du tout. Mais ma perception a changé lorsque j'ai rencontré M. Gauthier. J'ai senti qu'il ne voulait pas me vendre un produit, mais plutôt m'expliquer les services qu'il pouvait rendre. J'ai ensuite développé une passion pour l'assurance lorsque j'ai compris son importance ", explique celui qui est aujourd'hui conseiller en sécurité financière et planificateur financier pour les Conseils Financiers Yvanjay Inc., filiale de l'Industrielle Alliance.
La priorité : les personnes
" C'est la personne qui compte pour moi. Ce que je trouve intéressant c'est que je vieillis avec ma clientèle. J'ai souvent pour clients les grands-parents, les parents et les enfants. Je suis choyé d'avoir développé une relation privilégiée avec eux. "
Mais ce n'est pas un coup de chance. Écrivain à ses heures, Yves Charbonneau adresse une carte d'anniversaire personnalisée à tous ses jeunes clients et téléphone à chacun de ses 1 200 assurés au moins une fois l'an. Aussi, chaque nouveau parent reçoit une lettre de la part de son futur bébé, rédigée par M. Charbonneau lui-même. " J'adore ça. C'est une belle façon de partager l'émotion avec les parents. Et les clients le reconnaissent. "
La confiance avant tout
'' Tu prends le signe de dollar, tu enlèves les deux traits et ça donne la lettre S pour service. Et les gens vont bien te le rendre, car ils te donneront leur confiance et cela n'a pas de prix. Des conseils pour les jeunes ? Il faut aimer les gens et être prêt à travailler fort. On ne fait pas du 9 à 5 ! "
dossiers@transcontinental.ca Journal des Affaires 25 avril 2009
EL TRAVAILLOR AUTONOMO*
(traduction imagée du travailleur autonome)
Mais qui est ce travailleur autonome? C’est l’entrepreneur (masculin ou féminin bien entendu : mesdames, je ne vous néglige pas en utilisant le « masculin » donc, s’il vous plait, ne tirez pas sur le pianiste…) qui décide de prendre son destin entre ses mains.
C’est cet aventurier des temps modernes qui vole au secours du client gentil qui s’émerveille devant chaque geste posé pour le satisfaire; qui affronte et rassure le client pressé et rarement satisfait mais qui revient mois après mois parce que notre héros a su reconnaître sous cette fausse carapace la tendresse qui l’habite. C’est le confident de madame et l’équipier de monsieur.
Le travailleur autonome travaille rarement moins de 50 heures par semaine . Il aide ses clients à profiter de son expertise et il met à leur disposition ses nombreux talents. Il est présent pour eux mais rarement attentif pour lui-même : il ne prend pas le temps de jouir d’une pause bien méritée.
Le travailleur autonome est souvent issu d’une entreprise connexe à son métier. Il a acquis son expérience en étant au service d’un autre entrepreneur qui lui assurait une certaine sécurité par des bénéfices marginaux tels qu’une couverture d’assurance collective (vie, invalidité et médicaments/dentaire) et des plan de retraite (fonds de pension de type RPA, RPDB ou REER collectif). Mais aujourd’hui, il n’a plus ces bénéfices. Alors, comment se protège-t-il? Comment prévoit-il pour sa sécurité et sa retraite?
« Alerte, aidez-moi » (s’écria-t-il) !
« Pas de panique » (répondis-je) : « je suis là ». C’est ce que je m’efforcerai de faire au cours des prochains mois. Je vais tenter de démystifier pour vous les secrets du merveilleux monde de Walt Disney… Pardon : de l’assurance et des services financiers.
Nous traiterons de sujets divers tels que les assurances nécessaires au travailleur autonome et les régimes de retraite offrant des fonds mutuels, des fonds distincts et des certificats de placement garanti . Comment s’y retrouver dans cette jungle qu’est le marché boursier?. Est-ce mieux d’acheter des obligations du gouvernement ou des actions d’entreprises? Est-ce que je connais bien mon profil d’investisseur et ma tolérance au risque? Comment mettre mes épargnes à l’abri des créanciers?
En entendant, je vous salue bien bas. El travaillor autonomo ,vous êtes la pierre angulaire de notre économie. Chapeau!
Yves Charbonneau (Esthémag pro, nov-déc 2003)
********************
Une débarque, tu dis?
Bonjour mesdames (et aussi messieurs car il y en a qui me lisent, les coquins). Le printemps est à nos portes et qui dit printemps, dit sortir les muscles et les maillots courts. Alors, on va s’énerver et commencer à faire du sport comme des dingues pour se mettre en forme afin d’épater la galerie. Pas de réchauffement, juste des exercices rapido presto. “Watch out baby, ‘cause here I come”. Les nerfs pompon! Un accident est si vite arrivé.
Parlez-en à ma copine Gigi. Faut que je vous raconte. Par un beau dimanche matin ensoleillé, elle se lève tôt et elle décide de nous préparer un de ces succulents déjeuners comme elle seule sait le faire : Cora à côté d’elle, c’est de la petite bière. Donc, Gigi descend discrètement au sous-sol pour aller quérir son livre de recettes magiques et en remontant, elle décide plutôt de consulter un autre bouquin. Elle se retourne donc et voilà que le destin, sournois le p’tit torieux, lui réserve une surprise pas piquée des vers : elle rate la marche à la descente.
-« Une débarque, tu dis »? Un vol plané, chose. C’était tellement acrobatique que si le pdg du Cirque du Soleil avait été chez nous à ce moment-là , il l’engageait sur le champs. Faut pas perdre de temps avec une découverte. La tournée mondiale « non stop ». René aurait payé le gros prix pour qu’elle fasse la première partie de Céline à Las Vegas, c’est certain.
L’atterrissage s’est fait sur une seule roue, les trois orteils du milieu du pied droit absorbant le choc. Bonjour la belle fracture des trois métatarses. Y paraît que la douleur est tellement intense qu’on peut imaginer le coup ressenti en se donnant un élan pour se cogner les orteils sur le cadre de porte. Avis aux amateurs.
- « Mon dieu, de quelle hauteur est-elle tombée »? Seize pouces : deux marches! Résultat : invalide pendant deux mois.
Eh oui! Imaginez si elle avait manqué la marche du haut : il y en douze. Une année en arrêt de travail? Une année sans salaire? Fort heureusement, elle avait de l’assurance invalidité. Si je vous raconte cette anecdote, c’est parce que certains d’entre vous s’énerveront au printemps et qu’il leur arrivera peut-être un accident et qu’ils n’ont pas penser à protéger leur revenu. « C’est trop cher », diront certains. « Je ne sais pas ce dont j’ai besoin », diront d’autres.
Démystifions l’assurance invalidité.
Il existe deux genres d’assurance salaire : l’assurance dite renouvelable dont la prime est garantie pour une courte période de temps (généralement entre une et cinq années) et l’assurance non résiliable dont la prime est garantie jusqu’à 65 ans .Les employés qui ont une couverture d’assurance collective renouvelable annuellement et qui est fournie par l’entremise de leur employeur sont généralement protégés selon divers programmes : on y retrouve notamment de l’assurance vie, de l’assurance médicament/ hospitalisation, des soins dentaires et parfois des soins de la vue. Mais aujourd’hui, je veux plutôt renseigner les travailleurs autonomes et les employés des petites entreprises.
Pour eux, les compagnies d’assurance ont mis sur pied des programmes identiques à ceux qu’on retrouve dans l’assurance collective. Ces programmes sont sous l’enseigne dite renouvelable. Non seulement vous pouvez vous protéger mais vous pouvez aussi ajouter les membres de votre famille. Ces produits offrent une grande flexibilité qui respectera votre budget. Souvent ces contrats incluent automatiquement un service d’assistance juridique et de voyage. Les frais d’hospitalisation au Québec et hors de la province y sont clairement définis, ainsi que les frais paramédicaux. Les travailleurs autonomes et les propriétaires d’entreprises peuvent également souscrire une protection « frais généraux » qui s’occupera des frais reliés à l’exploitation de votre entreprise pendant votre invalidité pour une période déterminée (généralement pendant deux ans).
Pour les gens qui préfèrent se protéger contre les hausses futures des tarifs, l’assurance non résiliable et garantie est tout à fait désignée. Vous protégez non seulement votre assurabilité mais aussi l’assureur ne peut vous demander d’exercer un autre métier si vous être admissible à la garantie dite « propre profession ou profession habituelle ». Dans certaines situations, vous pourriez recevoir votre indemnité suite à une invalidité tout en étant rémunéré par votre nouvel employeur. Par exemple : un médecin qui ne peut plus pratiquer à cause d’une maladie pourrait recevoir également des honoraires en tant que consultant auprès d’organismes médicaux ou autres.
L’important, c’est d’avoir un programme qui répond à vos besoins et à votre budget. Pensez-y : si vous n’avez pas de revenu, comment subsisterez-vous? Grâce à la générosité de nos gouvernements? You wish! L’aide sociale ne remplace pas le niveau de vie auquel vous êtes habitués : c’est un dépanneur, pas un sauveur.
Ce n’est pas une débarque d’une ou deux marches que vous risquez de prendre, c’est tout l’escalier au complet. Ah, Ah : Familiprix!
Yves Charbonneau (Esthémag pro, mars-avril 2004)
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EL TRAVAILLOR AUTONOMO*
(traduction imagée du travailleur autonome)
Mais qui est ce travailleur autonome? C’est l’entrepreneur (masculin ou féminin bien entendu : mesdames, je ne vous néglige pas en utilisant le « masculin » donc, s’il vous plait, ne tirez pas sur le pianiste…) qui décide de prendre son destin entre ses mains.
C’est cet aventurier des temps modernes qui vole au secours du client gentil qui s’émerveille devant chaque geste posé pour le satisfaire; qui affronte et rassure le client pressé et rarement satisfait mais qui revient mois après mois parce que notre héros a su reconnaître sous cette fausse carapace la tendresse qui l’habite. C’est le confident de madame et l’équipier de monsieur.
Le travailleur autonome travaille rarement moins de 50 heures par semaine . Il aide ses clients à profiter de son expertise et il met à leur disposition ses nombreux talents. Il est présent pour eux mais rarement attentif pour lui-même : il ne prend pas le temps de jouir d’une pause bien méritée.
Le travailleur autonome est souvent issu d’une entreprise connexe à son métier. Il a acquis son expérience en étant au service d’un autre entrepreneur qui lui assurait une certaine sécurité par des bénéfices marginaux tels qu’une couverture d’assurance collective (vie, invalidité et médicaments/dentaire) et des plan de retraite (fonds de pension de type RPA, RPDB ou REER collectif). Mais aujourd’hui, il n’a plus ces bénéfices. Alors, comment se protège-t-il? Comment prévoit-il pour sa sécurité et sa retraite?
« Alerte, aidez-moi » (s’écria-t-il) !
« Pas de panique » (répondis-je) : « je suis là ». C’est ce que je m’efforcerai de faire au cours des prochains mois. Je vais tenter de démystifier pour vous les secrets du merveilleux monde de Walt Disney… Pardon : de l’assurance et des services financiers.
Nous traiterons de sujets divers tels que les assurances nécessaires au travailleur autonome et les régimes de retraite offrant des fonds mutuels, des fonds distincts et des certificats de placement garanti . Comment s’y retrouver dans cette jungle qu’est le marché boursier?. Est-ce mieux d’acheter des obligations du gouvernement ou des actions d’entreprises? Est-ce que je connais bien mon profil d’investisseur et ma tolérance au risque? Comment mettre mes épargnes à l’abri des créanciers?
En entendant, je vous salue bien bas. El travaillor autonomo ,vous êtes la pierre angulaire de notre économie. Chapeau!
Yves Charbonneau (Esthémag pro, nov-déc 2003)
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Une débarque, tu dis?
Bonjour mesdames (et aussi messieurs car il y en a qui me lisent, les coquins). Le printemps est à nos portes et qui dit printemps, dit sortir les muscles et les maillots courts. Alors, on va s’énerver et commencer à faire du sport comme des dingues pour se mettre en forme afin d’épater la galerie. Pas de réchauffement, juste des exercices rapido presto. “Watch out baby, ‘cause here I come”. Les nerfs pompon! Un accident est si vite arrivé.
Parlez-en à ma copine Gigi. Faut que je vous raconte. Par un beau dimanche matin ensoleillé, elle se lève tôt et elle décide de nous préparer un de ces succulents déjeuners comme elle seule sait le faire : Cora à côté d’elle, c’est de la petite bière. Donc, Gigi descend discrètement au sous-sol pour aller quérir son livre de recettes magiques et en remontant, elle décide plutôt de consulter un autre bouquin. Elle se retourne donc et voilà que le destin, sournois le p’tit torieux, lui réserve une surprise pas piquée des vers : elle rate la marche à la descente.
-« Une débarque, tu dis »? Un vol plané, chose. C’était tellement acrobatique que si le pdg du Cirque du Soleil avait été chez nous à ce moment-là , il l’engageait sur le champs. Faut pas perdre de temps avec une découverte. La tournée mondiale « non stop ». René aurait payé le gros prix pour qu’elle fasse la première partie de Céline à Las Vegas, c’est certain.
L’atterrissage s’est fait sur une seule roue, les trois orteils du milieu du pied droit absorbant le choc. Bonjour la belle fracture des trois métatarses. Y paraît que la douleur est tellement intense qu’on peut imaginer le coup ressenti en se donnant un élan pour se cogner les orteils sur le cadre de porte. Avis aux amateurs.
- « Mon dieu, de quelle hauteur est-elle tombée »? Seize pouces : deux marches! Résultat : invalide pendant deux mois.
Eh oui! Imaginez si elle avait manqué la marche du haut : il y en douze. Une année en arrêt de travail? Une année sans salaire? Fort heureusement, elle avait de l’assurance invalidité. Si je vous raconte cette anecdote, c’est parce que certains d’entre vous s’énerveront au printemps et qu’il leur arrivera peut-être un accident et qu’ils n’ont pas penser à protéger leur revenu. « C’est trop cher », diront certains. « Je ne sais pas ce dont j’ai besoin », diront d’autres.
Démystifions l’assurance invalidité.
Il existe deux genres d’assurance salaire : l’assurance dite renouvelable dont la prime est garantie pour une courte période de temps (généralement entre une et cinq années) et l’assurance non résiliable dont la prime est garantie jusqu’à 65 ans .Les employés qui ont une couverture d’assurance collective renouvelable annuellement et qui est fournie par l’entremise de leur employeur sont généralement protégés selon divers programmes : on y retrouve notamment de l’assurance vie, de l’assurance médicament/ hospitalisation, des soins dentaires et parfois des soins de la vue. Mais aujourd’hui, je veux plutôt renseigner les travailleurs autonomes et les employés des petites entreprises.
Pour eux, les compagnies d’assurance ont mis sur pied des programmes identiques à ceux qu’on retrouve dans l’assurance collective. Ces programmes sont sous l’enseigne dite renouvelable. Non seulement vous pouvez vous protéger mais vous pouvez aussi ajouter les membres de votre famille. Ces produits offrent une grande flexibilité qui respectera votre budget. Souvent ces contrats incluent automatiquement un service d’assistance juridique et de voyage. Les frais d’hospitalisation au Québec et hors de la province y sont clairement définis, ainsi que les frais paramédicaux. Les travailleurs autonomes et les propriétaires d’entreprises peuvent également souscrire une protection « frais généraux » qui s’occupera des frais reliés à l’exploitation de votre entreprise pendant votre invalidité pour une période déterminée (généralement pendant deux ans).
Pour les gens qui préfèrent se protéger contre les hausses futures des tarifs, l’assurance non résiliable et garantie est tout à fait désignée. Vous protégez non seulement votre assurabilité mais aussi l’assureur ne peut vous demander d’exercer un autre métier si vous être admissible à la garantie dite « propre profession ou profession habituelle ». Dans certaines situations, vous pourriez recevoir votre indemnité suite à une invalidité tout en étant rémunéré par votre nouvel employeur. Par exemple : un médecin qui ne peut plus pratiquer à cause d’une maladie pourrait recevoir également des honoraires en tant que consultant auprès d’organismes médicaux ou autres.
L’important, c’est d’avoir un programme qui répond à vos besoins et à votre budget. Pensez-y : si vous n’avez pas de revenu, comment subsisterez-vous? Grâce à la générosité de nos gouvernements? You wish! L’aide sociale ne remplace pas le niveau de vie auquel vous êtes habitués : c’est un dépanneur, pas un sauveur.
Ce n’est pas une débarque d’une ou deux marches que vous risquez de prendre, c’est tout l’escalier au complet. Ah, Ah : Familiprix!
Yves Charbonneau (Esthémag pro, mars-avril 2004)
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